
J'ai créé une rubrique pour les élèves TSLA (troubles spécifiques du langage et des apprentissages).
Nous avons très souvent des élèves avec ces troubles dans nos classes et nous sommes très souvent démunis. Cette année j'ai dans ma classe des enfants avec un(e) :
- trouble du spectre autistique
- dyspraxie
- dysphasie
- dyslexie
- TDA sans H
et comme très souvent, un enfant en combine plusieurs. C'était donc l'année pour ouvrir cette partie sur mon blog, cela pourra donner des pistes aux collègues qui ne savent pas comment adapter.
Il faut savoir que même si j'ai eu plusieurs dys les années précédentes, comme la dyspraxie, la dysphasie, je tâtonne encore souvent !
Comment prendre en compte ces troubles d'apprentissages dans la classe ?
Ce que je vais dire est évident, c'est le bon sens... et pourtant !
- D'abord, il faut lire et se renseigner au travers de différents blogs, sur le site des académies, des associations, pour comprendre un trouble.
- S'appuyer sur les bilans des médecins qui en principe donnent des documents aux enseignants pour comprendre.
- Il faut adapter, compenser. Si rien ne change dans notre enseignement, ce sera l'échec assuré. Proposer une dictée à trou, et des documents avec la police Open Dys (lire les dernières recherches sur les polices, c'est très instructif ! ), ce n'est pas assez.
- Notre approche sera très différente si il y a un accompagnement, individuel, mutualisé, ou pas du tout, ou quand l'AESH est absente.
Je prends l'exemple d'un enfant d'un enfant dyspraxique.
- Lui demander d'écrire dans un cahier Seyes normal même 2.5 mm peut s'avérer pour certains impossible et extrêmement fatigant.
- Coller une feuille peut être compliqué, dans la multitude des cahiers, même avec un code couleur, ouvrir à la bonne page...
- Le casier est aussi un moment difficile, car il perd souvent ses affaires, elles sont tout simplement mal rangées.
- Favoriser l'oral, accepter qu'il y ait moins d'écrits faits par l'enfant.
- Écrire dans un fichier de maths c'est très difficile en autonomie.
- S'il y a un tuteur, attention, car l'autre pourrait ne pas comprendre et penser qu'il le fait exprès ( par exemple la présentation du cahier), et perdre patience.
- Je pourrais encore énumérer.... mais tous ces détails agissent sur l'estime de soi et il sera en échec, perdra pied et se refermera. On pense alors qu'il ne sait rien à faire alors que pas du tout c'est tout le contraire !
Conclusion : une fois le diagnostic posé, c'est là que tout commence !
En revanche, il y a aussi la réalité de la classe et nous avons aussi d'autres enfants à gérer, il ne faut pas se voiler la face. On ne peut pas rester assis avec l'enfant à chaque fois qu'il est en autonomie, en tout cas pas chez moi ! Donc il faut absolument réfléchir à ce qu'on lui demande pendant ce temps et c'est là que les supports de travail sont importants. Proposer un chemin différent ne veut pas dire qu'on ne veut pas les mêmes exigences.
Le matériel et les supports dans ma classe.
Dyspraxie :
- un plan incliné
- une règle anti-dérapante
- un Stabylo ergonomique
- un crayon à papier Lyra Groove
- pas de trousse, une boîte ou tout est visible.
- Des lignes colorées, terre, herbe, ciel pour : les cahiers, l'ardoise et à insérer dans des documents.
- des pochettes avec le matériel de maths, par catégorie.
- une réglette pour la lecture.
- le bandeau cartable fantastique pour créer les supports.
Dysphasie et TSA :
Dyslexie :
- Des feuilles beiges pour imprimer.
- Le logiciel Lire couleur pour les textes.
- une réglette pour la lecture.
Des exemples de documents dans ma classe : (à venir)
Maths
Lecture
Dictée
Cahier de leçons